Brahim Bellali, un artiste enraciné dans les montagnes des Ith Yala

Brahim Bellali, un artiste enraciné dans les montagnes des Ith Yala

Le chanteur kabyle Brahim Bellali est un artiste comblé. Et cela est perceptible dans ses chansons. Il se dégagent, en effet, une paix et une sérénité de ses compositions.
Bellali, qui s’est établi dans la ville des bords de la Seine depuis les années cinquante, a eu vie pleine. Il a même apporté sa contribution au sein de la Fédération FLN de France à la lutte de libération. Dans la ville aux mille lumières, il a côtoyé du monde, des artistiques bien sûr, ce qui lui a permis de connaître un bon nombre d’artistes algériens, maghrébins et certains du Machrek, comme le chantre de la mélodie amoureuse Farid El Atrache. Dans les tumultueuses années de feu déclenchées par la Fédération FLN de France pour la liberté et la dignité, il a rencontré, en 1956, Cheikh Missoum, Cheikh Arab Bouyezgarène, Farid Ali. La même année, il a acquis un luth et a pris des leçons de solfège à Clichy (Paris). Ce qui lui a ouvert la voie vers la chanson pour côtoyer et travailler plus tard avec Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam. Rabie, de son vrai prénom, a traversé la Méditerranée les poches vides mais la tête pleine. Il est parti des Ith Yala de Guenzet vers tamourth irroumiène (le pays des Français ou romains par comparaison avec l’héritage culturel ancestral) avec, comme seul bagage, la culture de ses ancêtres, chez qui la vie suit un processus strictement codé comme elle l’est chez tous les Kabyles des rudes montagnes. Bellali a hérité d’une culture où le verbe et les mots ont une importance fondamentale. L’insinuation est la méthode du narrateur des légendes et des mélancolies amoureuses. En effet, chez les Berbères, l’artiste ne dit pas tout ce qu’il veut mais use de métaphores ciselées pour clamer son amour à celle objet de ses rêves. Cela s’entend dans les mélodies de Bellali qui chante également la vie avec ses hauts et ses bas. Il a commencé sa carrière en 1959, comme choriste avec une troupe kabyle à Radio France sous les ordres du grand de la chanson kabyle, Cherif Kheddam. Au début des années 1960, il a produit son premier disque chez la «Voix du Globe» avec deux chansons sur l’exil intitulées Rouh Ayéthri (Part étoile filante) et Lemghiba (l’Absence). Depuis, le répertoire de Bellali s’est enrichi d’une cinquantaine d’œuvres. Il a également partagé la scène au cours de galas avec d’autres stars de la chanson kabyle, notamment Cherif Kheddam, Akli Yahyatène, Allaoua Zerrouki, Salah Sadaoui. Précisément, le chanteur fils des Ith Yala cherche un éditeur local pour rééditer deux albums Attasse Llayoud et Lemghiba, comprenant 12 chansons chacun. Mais c’est son nouvel album qui lui tient vraiment à cœur. C’est un véritable retour aux sources pour Dda Rabie. En effet, la principale chanson est un vibrant hommage à sa région des Ith Yala, mais surtout un hommage aux héros de la localité qui ont fait honneur pays. «J’ai noté que les Ith Yala, qui ont beaucoup donné à la liberté et à la dignité de l’Algérie, ne bénéficient pas de l’attention méritée. A la veille de la célébration du 50e anniversaire de l’Indépendance, j’apporte ma modeste contribution pour remédier à cet oubli», nous confiera-til, non sans cacher sa fierté à composer ces psaumes chantés à la gloire des martyrs. Sa liste est en effet longue. Elle va de Malika Gaïd à M’hamed Bougara en passant par Khelifa Boukhalfa, Debbih Cherif, Arezki Kihal. L’artiste Bellali souhaite que la nouvelle génération attache plus d’importance aux anciennes chansons qui donnent plus d’importance au verbe représentant la véritable identité culturelle.

Abachi L. Le Soir d’Algérie du 26/11/2011



Mouloud Gaïd ressuscité par le HCA

HISTORIEN, SYNDICALISTE ET ENSEIGNANT
Mouloud Gaïd ressuscité par le HCA

«Ecrire et enseigner l’histoire dans le strict respect de la vérité, c’est assurer à l’égard des ancêtres et des générations montantes le devoir de mémoire», disait Mouloud Gaïd.
Un hommage a été rendu hier à Mouloud Gaïd, la figure emblématique de la Révolution algérienne et de l´identité nationale, le militant des causes justes et nobles, notamment l´identité berbère. C´était au centre de presse El Moudjahid. L´événement était organisé par le Haut Commissariat à l´amazighité. Il y avait des membres de sa famille, ses amis et des militants proches de lui. Ils ont témoigné sur les valeurs de l´homme reconnu par sa probité intellectuelle irréprochable. Mouloud Gaïd est une véritable source de connaissances, du savoir et de valeurs pour la masse estudiantine. Ils devront perpétuer la mémoire de cet homme libre et digne. C´est un des pionniers de la revendication identitaire d´Algérie et de toute l´Afrique du Nord.
L´ancien membre fondateur du HCA s´exprimait tout haut, lorsque l´identité berbère était confinée dans l´étroitesse d´esprit de l´ex-parti unique, mais aussi «des rétrogrades de la période coloniale et postcoloniale. Auteur de nombreux ouvrages sur l´identité depuis les années 1950, son ouvrage Histoire de l´Algérie (de la préhistoire aux temps modernes) était dans le programme scolaire du système éducatif national avant qu´il en soit effacé.
«Au lieu d´enseigner l´histoire dans sa profondeur, on ôte la matière pour compromettre l´avenir du pays!» L´importance d´une matière réside dans le coefficient qui lui est accordé, et non pas dans le volume horaire», a souligné un historien au centre de presse El Moudjahid.
La citation de la majorité de ses livres dénote toute l´importance de son engagement pour l´identité. Les Berbères dans l´histoire; il leur a consacré des livres qui racontent leur saga de la préhistoire à aujourd´hui. Il y a aussi Aguellids et Romains en Berbérie, El Mokrani, l´Algérie sous les Turcs. 1973 et L´histoire de Béjaïa et sa région ainsi que le fameux ouvrage Les Beni Yaâla, dans la wilaya de Sétif, en hommage à toutes les personnalités issues de cette région pépinière du savoir et de la modernité.
Le défunt Mouloud Gaïd résume en quelques mots, ce qui ne pourra pas être transmis dans tous les discours. «Ecrire et enseigner l´histoire dans le strict respect de la vérité, c´est assurer à l´égard des nos ancêtres et des générations montantes, notre devoir de mémoire», écrivait-il pour donner un sens à la lecture et à l´écriture de l´Histoire. La dynamique association Nath Yaâla, active d´arrache-pied pour réhabiliter les personnalités de la région dans toutes leurs dimensions historique et culturelle. En fait, connaître l´histoire de son pays, c´est d´abord commencer à promouvoir ses propres valeurs. Né le 20 janvier 1916 à Timengache dans la région de Ath Yaâla, il décède le 5 décembre 2000. Mouloud Gaïd était instituteur, syndicaliste et historien de grande valeur intellectuelle et scientifique.
Par Amar CHEKAR -- Jeudi 16 Juin 2011
Le Quotidien -- L’Expression



عرش آث يعلى… حياة علم وكفاح

محمد‮ ‬أرزقي‮ ‬فراد‭‬

18/12/2006 -- Chourouk

http://www.echoroukonline.com/ara/dossiers/9899.html?print

قد لا يعرف الكثير من الجزائريين هذا الاسم ولا عجب في ذلك مادام المكان كتلة جبلية معزولة في القبائل الصغرى. ومادامت البلدان تعرف بأهلها فإنه سرعان ما يستأنس القارئ بهذا العرش عند ذكر بعض أسماء أبنائها التي سار بذكرها الركبان، بما تركوه من آثار فكرية و إبداعية أو ما أدوه من جميل للوطن، كالشاعر الشهيد المربي ربيع بوشامة، والمربي الكاتب مولود قايد الذي اهتم بتاريخ المنطقة عبر أعمال عديدة منها كتابه « آث يعلى والحقائق التاريخية عن ثورة المقراني سنة 1871م ».

فضلا عن أعماله التاريخية الوطنية الأخرى التي ركز فيها خاصة على الفترات المهملة في تاريخنا العريق، خاصة ما تعلق منها بتاريخ أجدادنا الأمازيغ (البربر في التاريخ) والعهد التركي العثماني (الجزائر في عهد الأتراك – وقائع بايات قسنطينة). والمجاهد يوسف اليعلاوي وغيرها من الأسماء ذات البعد الوطني.

لعل أدق تعريف وتوصيف لعرش آث يعلى ما جاء على يد المصلح الفضيل الورثيلاني أثناء مرافقته للشيخ عبد الحميد ابن باديس في زيارته للمنطقة سنة 1934م، حين كتب قائلا : (…بوقاعة أو لافييت بلدة قليلة السكان بنفسها وكثيرتها بمن تربطه بهم من القرى والعروش، فجملة العروش التي يشملها هذا الاسم ستة عشر، وتحت كل عرش عشرات من القرى، فأدناها ثلاثون قرية وأعلاها فوق الخمسين، والقرية الصغيرة منها لا تقل عن عشرين دارا، والكبيرة فوق الألفين إلى الثلاثة. وكانت تدعى في العرف العام كما عند الجزائريين ببني يعلى وهذا الاسم عندهم خاص بعرشين كبيرين فقط، ولغتهم بربرية ورثوها على الأباء والأجداد، ويحسنون العربية أي الدارجة لمجاورتهم العرب ومخالطتهم لهم في الأسواق على التجارة وغيرها، وأرضهم ذات جبال شاهقة على أنها ليست كجبال القبائل الكبرى، ولكنها شبيهة بل قريبة منها، فالزراعة عندهم قليلة، وغالب غللهم من ذوات الأشجار كالتين والعنب والزيتون وأنواع الفواكه التي تكلفهم الأعمال الشاقة، ولذلك فالرجل عندهم إما أن يشب على العمل أو العلم)(1).

يتميز عرش آث يعلى ببعده عن الحواضر الكبرى وقلة أراضيه الخصبة، فحياة أهله عبارة عن ملحمة صراع مع الطبيعة القاسية التي فرضت عليهم ممارسة الزراعة الجبلية المتميزة بغرس الأشجار وتربية الحيوانات وممارسة التجارة خارج الديار، خاصة في حواضر سطيف وقسنطينة وبرج بوعريريج وبجاية والجزائر وغيرها، ولعل المفارقة الملفتة للانتباه أن هذه المنطقة متميزة – مع فقرها – بكثافة السكان الذين يتجمعون في قرى جميلة كثيرة تتوسطها المساجد والجوامع، ذات بناءات حجرية وسقوف من القرميد تسر الناظر وتنسجم مع الطبيعة الجبلية الخلابة حتى يخال لمن يسرح نظره فيها أنها جزء من الطبيعة وُلدت مع استيقاظ الربيع بحلته الخضراء المزركشة بألوان الأشجار والزهور. فبماذا نفسر هذه المعادلة ذات الطرفين المتناقضين (فقر التربة+ كثافة السكان)؟

لقد فسر المؤرخون ذلك بعوامل تاريخية تتمثل في مجملها في هروب السكان من المناطق الساحلية والأراضي الخصبة التي يطمع فيها الغزاة دائما، ولا شك أن هذا التفسير التاريخي يصدق على منطقة القبائل بقسميها (الكبرى والصغرى)، وبالإضافة إلى ذلك فإن كثافة السكان في آث يعلى وما جاورها من أعراش أخرى كآث ورثيلان وآث عيذل مرتبطة باحتلال الإسبان لمدينة بجاية سنة 1510م، وما نجم عن ذلك من خراب ودمار واستباحتها لأيام عديدة. لذلك غادرها أهلها نحو المناطق الآمنة في الجبال وقد حملوا معهم حضارتهم الراقية المتميزة بالمدنية ذات التعليم الراقي والحِرف العديدة والصناعات المختلفة، وعليه لم تلبث تلك المناطق الجبلية أن تحولت إلى مراكز عمران يشع منها العلم، وتخضع في تسييرها لنظام ثاجماعث المحكم، نجحت في تحقيق الاكتفاء الذاتي من حيث الحِرف والصناعات اليدوية.

هذا وقد أدى فيها المرابطون الأشراف دورا بارزا في نشر المدارس القرآنية حتى صار حفظ القرآن معمما في أوساط جميع السكان. وعندما ظهرت الحركة الإصلاحية الفكرية بقيادة جمعية العلماء المسلمين الجزائريين استجابت لها المنطقة وصارت قلعة من قلاع المدارس العربية الحرة، فأنجبت العديد من رجالات التربية والتعليم كان لهم سهم في محاربة الجهل والشعوذة وفي نشر اللغة العربية في ربوع الوطن، نذكر منهم الشيخ الصغير أوخليفة والشيخ بركات بن قرِّي ونجله العربي والشيخ الطيب مبارك والشيخ العربي أومصباح والشيخ السعيد أومصباح والشيخ محمد الزيتوني ونجله الطيب والشيخ الربيع أو قرِّي والشيخ أرزقي الصالحي والشيخ الهاشمي ابن الحاج الطيب والشيخ العباس الذي كان يساعد عبد الحميد ابن باديس في مهمة التعليم بجامع سيدي عبد المؤمن بقسنطينة والشيخ عبد الله الشلحاني والشيخ السعيد بوعبد الله بن عمر والشيخ السعيد الصالحي.

وكان الطلبة يوجَّهون إلى الجامع الأخضر بقسنطينة لمزاولة الدراسة هناك وقد شملت إحدى البعثات عددا هاما من الطلبة هم بلقاسم كريس وامحمد عادل والطيب شاوش وعبد الله بن عدودة ومحمد آكلي وَسْليمان والربيع بوشامة ويوسف اليعلاوي ومحمد المسعود بوعمامة وعبد الحميد ألمان والمكي بن حالة2.

واعتبارا لأهمية النشاط التربوي والتعليمي في قرى آث يعلى، فقد زارهم الإمام عبد الحميد بن باديس في خريف سنة 1927 ونزل ضيفا على الشيخ أرزقي الصالحي واستقبله العلماء والأعيان بحفاوة، فشجعهم على المضي في درب التعليم والإصلاح. وبعد وفاة الشيخ أرزقي الصالحي سنة 1930 خلفه ابن أخيه السعيد الصالحي، وعرف التعليم في عهده تطورا من حيث النوعية بتوسيع مواد التعليم والكمية بتوسيع الفئات المتمدرسة لتشمل الكبار والصغار. واتخذ من جامع الجمعة مقر للتدريس. وكان تأسيس جمعية التربية والتعليم الإسلامية من الأيام المشهودة في أعراش آث يعلى وقد أشرف عبد الحميد بن باديس على حفل التأسيس سنة 1934م، حضره ما يربو على سبعة آلاف شخص ضاقت بهم رحبة السوق، وبعد أن قدم الأستاذ ناصر بن ناصر كلمة الافتتاح أعطى الكلمة لعبد الحميد بن باديس الذي نثر الدرر بأسلوبه العجيب -حسب تعبير الفضيل الورثيلاني- منوِّها بمآثر أجداد آث يعلى في مجال العلم والتربية3.

ولم يلبث رئيس جمعية العلماء أن عاد مرة أخرى سنة 1937 ليتفقد المنطقة، وقد استقبله الشيخ السعيد الصالحي ومكنه من إلقاء كلمته-رغم مضايقة الإدارة الفرنسية- في جامع الجمعة. وفي سنة 1944 نجح الشيخ السعيد الصالحي بمعية مساعديه في فتح مدرسة عصرية، لكن الإدارة الفرنسية لم تلبث أن أغلقتها عقب أحداث 8 ماي 1945 الأليمة، فاعتقل الشيخ الصالحي والربيع بوشامة، ولم تعد المدرسة إلى نشاطها إلاّ بعد إطلاق سراحيهما بعد أن قضيا في السجن مدة ثمانية أشهر. وفي سنة 1947 حضر البشير الإبراهيمي إلى قنزات لوضع حجر الأساس لمدرسة كبيرة من تصميم المهندس عبد الرحمن بوشامة لكن إنجازها تأخر إلى سنة 1953م.

أما قرية الشريعة فقد عرفت نهضة تعليمية على يد الشيخ السعيد بوعبد الله بن عمر، وهو عضو في جمعية العلماء. وعندما اندلعت ثورة نوفمبر الخالدة احتضنها اليعلاويون بحب وشغف وصارت قراهم ذخرا لها خاصة وأنها تقع في مرتفعات ذات الدروب الوعرة، لذلك انتقمت فرنسا من أهلها فدمرت وأحرقت وقتلت، وقدِّرت قافلة الشهداء بحوالي ستمائة شهيد.

ولعل ما يميز أهل آث يعلى هو الوسطية والاعتدال في نمط الحياة، فهم متمسكون بأمازيغيتهم قدر تمسكهم بعربيتهم وإسلامهم، لذلك فهم يمثلون صورة حية للجزائرانية  ALGERIANITé في أبهى صورها، وقد مكنهم ذلك من الاحتفاظ بتوازنهم حتى في أحلك الظروف التي عصفت فيها أعاصير القلاقل والاضطرابات على الوطن. لذلك فإن هذه المنطقة تعتبر قدوة حسنة للمصالحة مع الذات التي تعد حجر الزاوية للدولة الديمقراطية التي تهفو إليها القلوب4.

ولا شك أن كتاب الأستاذ عبد الكريم بوعمامة الذي خص به تراث آث يعلى وعاداتهم وتقاليدهم يعد التفاتة طيبة تستحق التنويه باعتبارها نقلة نوعية في التعامل مع التراث، نقلته من المشافهة إلى التدوين الذي يعد الوسيلة الفضلى لإنقاذ التراث غير المادي.

الهوامش :

1. آثار الإمام عبد الحميد بن باديس، الجزء الرابع، الطبعة الأولى 1985م، مطبوعات وزارة الشؤون الدينية، الصفحة 299.
2. المسيرة الرائدة للتعليم العربي الحر بالجزائر، محمد الحسن فضلاء، الجزء الأول، صفحة 190، دار الأمة، الطبعة الأولى 1999 الجزائر.
3. آثار الإمام عبد الحميد بن باديس، ج4، ص303.
4. بنو يعلى لمحات من التراث اليعلاوي، عبد الكريم بوعمامة، ديوان المطبوعات الجامعية، 2006م الجزائر.

 



Yennayer 2961

En cette occasion du nouvel an Berbère Yennayer 2961, qui correspond au 12 janvier 2011, je présente mes meilleurs voeux à tous les yaalaouis et les Berbères…

Assuguess ameggaz.



Il a neigé à Ith Yalaa

Il a bien neigé ces derniers jours à Thamurth, et ça donnait un paysage merveilleux, c’était très beau à voir, un manteau blanc qui a couvert toute la région, et les photos prises nous montrent bien cette beauté naturelle… Mais, il ne faut pas oublier, que la région Ith Yaala était toute fermée et bloquée du reste du monde, toutes les routes et axés à Ith Yaala étaient fermées … Y a pas les moyens nécessaires pour faire face à ce genre de situation, pourtant c’est une région connue par tous (les autorités)… je préfère que vous lisiez le témoignage de nos amis Adhrar et Tiguert sur le Forum Ith Yaala…

http://ith-yaala.discutforum.com/t2850-hee-chethwa



Marathons : Un programme riche pour la saison prochaine

Marathons : Un programme riche pour la saison prochaine

Un programme riche pour les coureurs algériens pour l’année 2011. En fait, plusieurs marathons seront programmés à travers le territoire par sport even international lors des journées mondiales ou fêtes nationales, pour permettre à un grand nombre de personnes de participer à ces évènements.
- les foulées des gazelles algériennes (course réservée aux femmes) à Alger, le 8 mars 2011, (Journée mondiale de la femme) et les foulées des non-voyants ;
- course pour la santé (journée mondiale de la santé) le 17 avril 2011 ;
- le 1er Marathon du Djanoub à Boussaâda : du 28 avril au 1er mai 2011, (à l’occasion de la journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail, et la Journée mondiale du travail) ;
- 1er Marathon d’Oran, (Journée mondiale de l’environnement) ;
- le 2e Marathon international des montagnes Aït Yala à Guenzet : le 5 juillet 2011, (Fête de la jeunesse) ;
- le 3e Marathon international d’Alger : 1er novembre 2011, (57e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne) ;
- la course des diabétiques à Alger : le 14 novembre 2011, (Journée mondiale du diabète) ;
- le 12e Marathon des Dunes, à Timimoune ou à Djanet, du 26 décembre 2011 au 2 janvier 2012.

Par : Rédaction Sportive -- Liberté du 04 novembre 2010



Assemblée générale Comité de Quartier 01 Guenzet

L’ensemble des citoyens de l’A.R.A.F sont informés qu’une Assemblée générale sera tenue le 15/10/2010 à 15h au niveau du Centre Culturelle de Guenzet.

Ordre du jour :
- Renouvellement du bureau de Comité du Quartier n°1 de Guenzet.

http://ith-yaala.discutforum.com/ith-yaala-f26/assemblee-generale-comite-de-quartier-01-guenzet-t2615.htm#9603

 



Guenzet : Les pompiers vivement invités

Guenzet : Les pompiers vivement invités

Afin de sécuriser la région de Guenzet des incendies, et pour faire face aux accidents et incidents domestiques, la population de cette dernière demande l’installation d’une unité de Protection civile. Cette région montagneuse recelant de nombreux bois et forêts, est exposée aux incendies comme celui déclenché dernièrement et qui a demandé l’intervention de l’unité  de Bougaâ, située   à 35 km de Guenzet. Dans ce contexte, les habitants souhaitent voir leur doléance prises en charge.       

L. Bourdim -- El Watan du 07/09/2010


MALIKA GAÏD LA MARTYRE

MALIKA GAÏD LA MARTYRE
Ne touchons pas aux icônes!

L’Expression du 28 Août 2010

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«Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère; Et comme ferait une mère, La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.» Victor Hugo

Un article d’El Watan relayé par des sites Internet nous apprend qu’une débaptisation d’une école a eu lieu. Quoi de plus normal dans l’anomie actuelle? La personnalité débaptisée et du même coup démonétisée est Malika Gaïd, morte les armes à la main à 24 ans. Nous lisons le cri du coeur: «C’est un homme en colère qui nous a contactés hier au siège de la rédaction pour nous dire son indignation et son incompréhension Cet homme s’appelle Gaïd Tahar, ancien moudjahid, ancien ambassadeur, écrivain, islamologue. Il nous a fait part de sa perplexité devant un fait qui l’a complètement abasourdi. «A El Harrach, on a débaptisé un CEM qui portait le nom de la moudjahida Malika Gaïd, pour lui substituer celui du chanteur Dahmane El Harrachi. Ce n’est pas parce que Malika est ma soeur que je suis outré par un tel acte, car Malika appartient au patrimoine national. Elle a incarné le sacrifice suprême et elle est tombée au champ d’honneur.»1.

Qui est Malika Gaïd?

C’est avant tout une Algérienne, de ces Algériennes avec un caractère trempé qui, reniant le confort relatif d’une vie familiale, renonçant à sa jeunesse ou plutôt la sacrifiant, décide de répondre à l’appel de la liberté pour son pays. Malika Gaïd est une martyre de la guerre d’Algérie née en 1934 à Belcourt et dont la famille est originaire de Timenguache, un village de Beni Yaâla, près de Guenzet, dans la wilaya de Sétif. Elle est une des figures de la résistance des femmes durant la Révolution algérienne. Elle est parmi celles qui ont sacrifié leur jeunesse pour un idéal de liberté, de justice et de dignité. Incorporée dans les rangs de l’ALN en tant qu’infirmière, elle mourut les armes à la main dans une grotte-hôpital dans la région de Iwakouren pres de M’chedallah. Un ouvrage intitulé Ange de Lumière retrace sa vie. Malika Gaïd est le nom qu’a pris, à l’indépendance de l’Algérie en 1962, le Lycée de jeunes filles à Sétif.

Malika Gaïd est un symbole de l’homme et de la femme algérienne, combattante, résistante, révolutionnaire. C’est grâce à toutes les moudjahidate et moudjahidine morts au combat que l’Algérie a acquis son indépendance. Il est de ce fait incompréhensible que l’autorité qui a pris sur elle de démonétiser Malika Gaïd -- si les faits sont avérés -- l’ait fait sans avoir eu les autorisations nécessaires des ministères des Moudjahidine, de la Culture, et de l’Education nationale. En débaptisant les édifices qui portent des noms des maquisards morts pour ce pays, le peuple risque de les oublier. Est-ce une entreprise délibérée, Non! Je ne crois pas! On dit que la bêtise humaine est celle qui rend le mieux la notion de l’infini. Malika Gaïd fait partie du Panthéon national, elle est dans le coeur de tous les Algériens libres elle n’a pas besoin d’un lycée pour mettre à l’abri son grand sacrifice et le surpassement de soi.

C’est très bien d’honorer Dahmane. Mais pourquoi déshonorer Malika? Je suis sûr que cela aurait révolté Dahmane lui-même. Pourquoi n’avoir pas donné son nom à un nouvel établissement, à une nouvelle université, à un musée, un théâtre? Débaptiser un établissement, et effacer le nom qu’il portait sur son fronton, et dans la mémoire de ceux qui l’ont fréquenté ou connu, procède d’une volonté délibérée de déshonorer une mémoire, et sans le vouloir peut-être d’humilier les proches de cette résistante compatriote, qui a donné sa vie pour nous. La personne qui a initié cette véritable forfaiture, a indirectement cherché à tuer Malika Gaïd pour la seconde fois.
Qui décide d’une baptisation? Y a-t-il un pilote dans l’avion? Comment peut-on se déjuger à ce point, il y a en l’occurrence un procès à faire à l’incurie? Malika Gaïd a-t-elle trahi pour ne pas mériter un modeste CEM? Combien d’hommes et de femmes illustres méritent que leur nom soient au Panthéon? Quelle est la règle du jeu? Comment peut-on réfléchir à moraliser les appellations. Nous en sommes encore aux combats d’arrière-garde.

On se souvient que du temps de la colonisation, chaque commémoration donnait lieu à une stèle et par exemple dans les lycées, elles étaient plaquées au mur et étaient regardées avec un certain respect. Pour l’histoire, j’avais proposé que toutes les débaptisations devaient se faire dans les règles, tous les Lavigerie, Rovigo, Saint Arnaud, Montagnac, Canrobert qui ont tant fait souffrir nos ancêtres on doit à la face du monde leur lever des stèles ou on rapporte en honnêtes courtiers et sans haine, dans la sérénité la plus totale, leurs faits d’armes, leurs enfumades, leur prosélytisme forcené au besoin. C’est une façon de les juger devant l’histoire et pour tous ceux qui pensent encore à «l’oeuvre positive de la colonisation».

Dans ce genre de choses, l’amateurisme ne doit pas avoir cours, s’il est vrai que dans l’euphorie de l’indépendance il y a avait la joyeuse pagaille. 50 ans ont passé, le désordre est passé de mode, le monde nous regarde. Nous devons plus que jamais être cohérents. Si les faits sont avérés, il y a en l’occurrence un vaste dysfonctionnement. Tous les départements ministériels concernés devraient répondre de cela (la culture, l’éducation, les moudjahidine…).

Attention aux symboles

Pourquoi avoir substitué celui d’une moudjahida, n’y a-t-il pas d’autres écoles qui peuvent être baptisées du nom de Dahmane El Harrrachi? Et pourquoi cette reconnaissance tardive et uniquement à El Harrachi? Nous sommes nombreux à apprécier le grand Dahmane El Harrachi avec sa voix rocailleuse et ses textes de qualité, c’est le Georges Brassens algérien. Pourquoi pas un institut au nom d’El Anka? Il me semble que les femmes et les hommes qui méritent d’être des symboles ne devraient pas voir leurs noms attachés à un quartier, une ville ou une région. Ils devraient transcender cela. A moins de poursuivre un partage tacite et invisible des symboles, globalement chaque région compte ses billes, baptise les siens… Ainsi, à ma connaissance et à titre d’exemple, il n’y a pas de baptisation de Mouloud Mammeri en dehors de la Kabylie.
Un autre exemple, dans l’enseignement supérieur, nous n’avons encore pas vu d’établissement au nom de personnes illustres qui ont servi fébrilement la flamme de la science et de la connaissance loin du m’as-tu-vu et des gens bien en cours. Les exemples sont légion pour ces moudjahidine de la plume (Professeurs Aoudjhane, Ouabdesslam, Lacheraf… et tant d’autres).

De ce fait, il est dangereux pour la société de remettre en cause des références et symboles constitutifs de la nation. En détricotant -- peut être d’une façon non intentionnée -- la trame de l’identité du peuple qui se reconnaît à travers ses repères identitaires, nous allons accentuer l’errance identitaire. Est-ce cela qui est voulu? Au moment où les pays à même maturité consolident leurs invariants, nous, en Algérie, on remet tout en cause! En fait, nous payons le prix de l’approximation pour n’avoir pas écrit notre histoire dans sa dimension récente d’une façon apaisée.

L’histoire de la Révolution algérienne est à faire. Car ce que nous avons en face de nous et ce que nous faisons ingurgiter à nos enfants, c’est une compilation de faits et de méfaits imposés par les pouvoirs successifs et non une histoire généreuse, reconnue, consolidée et faisant l’objet d’un large consensus qui, véritablement, contribue à ce désir de vivre ensemble qui pour répéter cette belle phrase d’un historien français: «Vouloir être une nation est un plébiscite de tous les jours.» Un feuilleton comme Mostefa Benboulaid a fait beaucoup de bien, il a réellement été porteur d’une certaine idée généreuse de la Révolution. Il faut le savoir, la plupart des révolutionnaires avaient moins de trente ans. D’autre part, tous les grands pays donnent des ancrages universels à leurs symboles. Verra-t-on un jour un institut du nom d’Einstein, ou plus simplement d’Ibn Khaldoun que nos voisins tunisiens apparemment plus futés que nous, monopolisent…? Ce fait apparemment anodin est symptomatique d’une lame de fond qui consiste à tout remettre en cause pour imposer un nouvel ordre. Malika Gaïd restera toujours une martyre et la débaptisation inexplicable n’enlève rien au respect de la mémoire des Chahids qui sont morts sans avoir goûté les fruits de la liberté.

1.Débaptisation d’un CEM à El Harrach Dahmane El Harrachi à la place de Malika Gaïd. El Watan, 23 août 2010

Pr Chems Eddine CHITOUR



Dahmane El Harrachi à la place de Malika Gaïd

Débaptisation d’un cem à El Harrach

Dahmane El Harrachi à la place de Malika Gaïd

C’est un homme en colère qui nous contactés hier au siège de la rédaction pour nous dire son indignation et son incompréhension.

Cet homme s’appelle Gaïd Tahar, ancien moudjahid, ancien ambassadeur, écrivain, islamologue. Il nous a fait part de sa perplexité devant un fait qui l’a complètement abasourdi.  «A El Harrach, on a débaptisé un cem qui portait le nom de la moudjahida Malika Gaïd, pour lui substituer celui du chanteur Dahmane El Harrachi. Ce n’est pas parce que Malika est ma sœur que je suis outré par un tel acte, car Malika appartient au patrimoine national. Elle a incarné le sacrifice suprême et elle est tombée au champ d’honneur.»
Visiblement affecté, Tahar Gaïd, qui a alerté les autorités compétentes, dont le ministre des Moudjahidine, a encore été davantage touché devant la «passivité» criante de ces instances. On ne sait si cette pratique obéit à une quelconque volonté politique ? Il y a quelques mois, la population guelmie, consternée, assistait impuissante à la débaptisation de la rue des frères Rahabi, héros de la Révolution. Il y a quelques jours, les autorités avaient décidé de donner une autre dénomination à la Faculté d’Alger, devenue «Université d’Alger 1» au même titre que celle de Bouzaréah et de Dély Ibrahim.

L’université d’Alger, qui portait le nom de l’illustre Benyoucef Benkhedda, portera désormais un numéro. Qu’adviendra-t-il de Benkhedda, qui méritait bien cet hommage et qui se trouve enfoui dans les entrailles de l’oubli. Une seconde mort pour le second président du Gouvernement provisoire de la Révolution algérienne…

El Watan du 23 août 2010.

Vos réactions …  et votre mobilisation …